dimanche 1 février 2009

Et maintenant, qu'allons nous faire?

Après mon cri de coeur, voici le moment des propositions et avertissements pour sortir de là par le haut, non pas pour les protagonistes mais surtout pour le pays et uniquement pour le pays.

D'aucuns diront que c'est du "il n'y a qu'à faut qu'on ..." mais qu'importe, j'apporte ma brique à cet échafaudage, ce ne sont que des idées et elles sont critiquables, amendables voire refusables.

Je ne vais pas revenir sur les 'failles et maux' de l'administration actuelle ni ses 'réussites et biens faits' (oui, que cela plaisent à certains ou non, il y en a eu) mais sur l'impact pour le pays d'un coup d'état.

Madagascar est certes une île mais au 21-ième siècle et à l'heure de la mondialisation, elle ne vit pas seule.
Mondialisation veut dire les capitaux, les biens et les gens se déplacent comme ils le veulent (un peu moins vrai pour les gens mais passons...).
Tous les pays du monde sont en concurrence pour capter des capitaux et des compétences pour leurs développements. Et cette concurrence sera acharnée en ce temps de crise financière et économique mondiale.

Si nous voulons développer ce pays, nous devons maintenir et continuer à développer notre capital confiance vis-à-vis de ceux qui ont des capitaux et compétences, nos jeunes.

Là j'entends déjà les critiques disant "nous n'avons pas besoin des capitaux des prédateurs étrangers", comme en bons insulaires qui se respectent; mais ne méprenez pas, les capitaux des Malagasy (de Madagascar et d'ailleurs) aussi risquent d'aller sous d'autres cieux où la stabilité politique leurs assurent un meilleur Retour sur Investissement.
Idem pour nos jeunes qui seront découragés de voir qu'il n'y aura pas d'avenir pour eux surplace comme durant la période 80-90.

Mon unique point:
Respectez notre constitution, les échéances électorales et surtout les lois que nous avons votées.
Instruisez une motion de censure à l'assemblée pour changer de gouvernement, si vous avez la majorité, mais en aucun cas pour destituer un Président élu, vous n'aurez pas le droit.

De toutes les façons, le meilleur signal que nous puissions envoyer au reste du monde (donc aux possesseurs de capitaux, malagasy ou non) est un règlement pacifique de cette crise avec un gouvernement de cohabitation sous la conduite du Président élu.

En dernier lieu, Antananarivo est la capitale de Madagascar certes mais elle n'est pas Madagascar tout entier. Les Tananariviens ne représentent pas toute l'île et encore moins les 85% de paysans qui ont globalement bénéficié des réalisations de l'administration actuelle, parole d'un Tananarivien!

Solofo Rafenombolatiana